Contexte

LPEB-30X30 Une nécessité urgente de développer l’efficacité énergétique des bâtiments (EEB) en Russie, Chine et Azerbaïdjan

La lutte contre le réchauffement climatique, la mobilisation des énergies renouvelables et l’efficacité énergétique sont des enjeux majeurs pour tous les pays. La politique européenne intègre l’EEB comme une des solutions dans son livre vert.

Les 3 pays partenaires, qui ont ratifié le protocole de Kyoto se sont dotés de véritables programmes pour réduire leurs émissions carboniques par l’EEB.

Selon la banque mondiale, 50% des bâtiments construits dans le monde sont en Chine avec pour principale source d’énergie le charbon. L’impact de l’EEB sur le changement climatique sera donc très fort. C’est pour cela que le programme national CRESP a un plan de construction de 2 milliards de m2 de bâtiment par an dont d’ici 2030, 30% devront être à la norme HQE.

La province d’Heilongjiang ciblée sur notre projet, (8 mois de chauffage au charbon) a lancé ses propres plans (Green building, Expertise de l’EEB).

L’Azerbaïdjan, dont les bâtiments consomment plus de 40% d’énergie que la moyenne européenne, s’est doté d’une agence d’état pour l’énergie (SAARES) et d’un plan gouvernemental ESPACE (2012-2020) avec une composante « bâtiments durables » et des mesures fiscales incitatives. Pour cela, il bénéficie d’un programme européen (INOGATE 2013-2016).

La Russie a un objectif d’ici à 2030 de diminuer de 40% son intensité énergétique. Green Peace estime qu’un tiers du potentiel d’économie d’énergie réside dans les bâtiments. L’EEB est devenue une priorité du gouvernement qui lance des programmes municipaux d’optimisation énergétique avec des mesures fiscales incitatives. L’EEB est un défi que les régions froides du Nord et Nord Est visées par le projet devront relever.

Ces politiques incitatives et les nouvelles législations pour l’EEB stimulent considérablement la construction durable et ce marché est en pleine expansion.

LPEB-30X30 Une adaptation nécessaire des ressources humaines à la transition énergétique

Tous ces plans stratégiques nécessitent des ressources humaines dont les entreprises du bâtiment ne disposent pas suffisamment.

L’analyse des besoins faite par les partenaires a fait émerger des problématiques convergentes et fait ressortir un déficit de qualification sur les niveaux intermédiaires d’encadrement (chefs d’équipe, techniciens de bureau d’étude, chefs de chantier). Ils sont les professionnels porteurs des changements à opérer à tous les échelons de la chaîne de la construction. Ils doivent être capables de :

  • Faire un choix argumenté de solution d’isolation, utiliser les logiciels de simulation de la réponse thermique d’un bâtiment, réaliser des diagnostics énergétiques et proposer des améliorations innovantes.
  • Connaitre les systèmes énergétiques des bâtiments et l’ensemble des matériaux et procédés de construction les plus performants et innovants.

Or les professionnels en poste dans les entreprises du bâtiment se trouvent souvent démunis pour pouvoir assurer ces fonctions et il n’existe que très peu de programmes de perfectionnement pour eux.

Par ailleurs les étudiants ne disposent pas actuellement d’une formation professionnelle suffisamment adaptée pour occuper ces fonctions.

Les entreprises du bâtiment se trouvent donc confrontées à un problème de ressources humaines qui doit être résolu rapidement pour pouvoir développer leur activité et participer aux objectifs des plans exposes plus haut.

C’est à la résolution de ce problème que ce projet entend participer conforté par une note du BIT de 2012 qui déclare que « L’écologisation du secteur de la construction prend du retard en raison des pénuries de compétences ».

LPEB-30X30 Une obligation pour les ministères de l’enseignement supérieur d’adapter leurs standards nationaux

Le projet s’inscrit aussi dans les priorités des ministères pour la rénovation des cursus en conformité avec le processus de Bologne. En Russie, l’efficacité énergétique fait partie du programme de développement de nouvelles formations (2014-2020).

En Azerbaïdjan, l’agence d’état pour l’énergie a demandé au Ministère de créer un nouveau standard « audit thermique des bâtiments » car le standard « thermo physicien des transformations énergétiques » reste trop généraliste.

Il s’inscrit aussi dans les priorités des universités partenaires qui disposent de cursus « généralistes » dans les domaines de l’énergie, et/ou du bâtiment (souvent en formation de spécialistes) qu’elles souhaitent professionnaliser pour répondre aux besoins spécifiques des entreprises. Elles disposent du socle des disciplines scientifiques nécessaires pour créer la nouvelle licence professionnelle.

A notre connaissance, il n’existe pas à ce jour dans les pays ciblés un dispositif de formation comme celui qui est proposé dans ce projet (modulaire, couvrant tous les besoins en FTLV dans les métiers du bâtiment impactés par la Transition Énergétique, en FOAD, compatible avec le processus de Bologne et le CEC).

Cette offre s’inscrit aussi dans la Directive européenne sur la performance énergétique des bâtiments (2010/31/UE).